Le 12 septembre 1888, au cœur de Ménilmontant, naît Maurice
Chevalier, 9ème enfant d’une fratrie dont trois seulement
survivront. Peintre en bâtiment, son père sombre rapidement dans l’alcoolisme
et abandonne définitivement les siens. Sa mère, ouvrière à domicile,
se tue au travail pour ses enfants…
Maurice ne fera pas sa première communion : trop de frais pour cette femme qui se bat, jour après jour, pour que ses petits puissent seulement manger
à leur faim.
De cette enfance misérable, Maurice restera à jamais marqué.
Mais le marquera aussi, pour la vie, la dignité de sa mère, Joséphine, et surtout l'immense amour qu'elle porte à ses enfants.
Il n'était pas né "avec une cuiller d'argent dans la bouche", Maurice Chevalier. Lui qui rêvait d'être artiste, il entre en apprentissage, à peine sorti de l'enfance ; et pourtant, il monte sur les planches, et rapidement, connaît la gloire. Hollywood lui ouvre ses portes, le voici célèbre : chanteur, comédien, il est mondialement connu. Chantre des années folles, il incarne la joie de vivre ;
tout ce dont un homme peut rêver, succès, fortune, il l'obtient – et
plusieurs femmes l’ont adoré…
La vieillesse est venue.
Bien souvent, le père Carré - aumônier des comédiens - et Maurice parlaient de l’eucharistie. Je lui disais l’aide qu’elle pourrait lui apporter, rapporte le père Carré ; mais Maurice,
épris d’absolu, objectait : il faut que je sois encore
meilleur.
Décembre 1971. Maurice est hospitalisé. Il fait demander le père Carré. Les larmes aux yeux, il lui dit
: c’est maintenant.
L’enfant de Ménilmontant, trop pauvre pour faire sa première
communion, avait dû traverser toute une
vie pour accepter de communier pour la première fois.
Le combat avec l’ange aura duré vingt années.
Le combat avec l’ange aura duré vingt années.
Dieu est patient.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire